Slide Directrice Générale Frédérique DE CIANTIS

Mme DE CIANTIS, êtes la nouvelle Directrice Générale de notre association depuis le 1er janvier. Pouvez-vous nous parler de vous, quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant que psychomotricienne dans un service de soins pour enfants trisomiques ; j’ai exercé pendant 10 ans auprès de très jeunes enfants et leur famille ainsi que dans une classe intégrée. J’ai ensuite fait le choix de reprendre des études pour obtenir un Master 2 en gestion des établissements sanitaires et sociaux ; au cours de ces études j’ai effectué des stages en maison d’enfants à caractère social et cela a été une vraie découverte ! Je me suis passionnée pour ce secteur et j’ai pris la direction de la Maison Marie Dominique en 1992.

Ce fut des premières années intenses où j’ai beaucoup appris en travaillant avec des équipes engagées au quotidien dans un souci permanent d’apporter bien être et sécurité aux enfants accueillis.

En 2000, je prends la direction d’ALPEE qui gère la maison Notre Dame, l’accueil Familial Notre Dame, la Maison d’enfants Marie Dominique et le SAEE SUD ; en 2010 ce fut la création d’ACOLADE, fusion de 4 associations des secteurs de la protection de l’enfance et de l’insertion ; je prends alors la direction opérationnelle en charge plus particulièrement du développement et de la qualité du service rendu aux usagers. En 2018 je prends la direction générale et travaille très vite au rapprochement avec la SLEA.

Je crois avoir toujours été tournée vers l’avenir, en recherche de nouvelles pratiques, animée par le management et le travail d’équipe, avec le souci de fédérer pour aller de l’avant et en donnant du sens à ce que l’on entreprend. Faire ensemble ce que l’on ne peut pas faire seul.

C’est un parcours fait de continuité, de fidélité à mon engagement initial avec une recherche permanente d’un ajustement indispensable entre la qualité du service rendu aux personnes vulnérables à travers des réponses sans cesse en évolution et l’attention que l’on doit porter à l’accompagnement des professionnels en charge de ces publics.

D’après vous, quelles sont les forces d’acolea ?

  • Son histoire, certes c’est une toute jeune association mais elle est porteuse de l’Histoire de la protection de l’enfance dans notre société et en particulier à Lyon ; d’origine confessionnelle ou laïque, ce sont des valeurs partagées qui font ACOLEA aujourd’hui ;
  • Son ancrage sur le territoire du Rhône et de la Métropole ;
  • Sa diversité : les différents secteurs d’activité regroupés au sein d’ACOLEA autour d’une mission commune ;
  • Ses équipes : des professionnels engagés au service des plus vulnérables ;
  • Sa capacité à innover, créer de nouveaux dispositifs au sein d’un périmètre associatif élargi rassemblant des compétences multiples et complémentaires.

D’après vous, quels sont les grands défis que notre association devra relever dans les années à venir ?

Les défis vont être nombreux mais ce sont autant de challenges à relever !

Ils concernent tous le secteurs d’activité ; certains ont déjà amorcé des virages importants comme le secteur médicosocial ; ces expériences servent à tous et les enseignements tirés nous amènent à proposer des évolutions dans d’autres secteurs tout en tenant compte des spécificités de chacun.

C’est à partir de la mutualisation des expériences, la mise en commun des savoir-faire, la complémentarité des pratiques que nous mettrons en œuvre des projets transversaux innovants et que nous construirons la nouvelle identité associative.

Le changement concerne d’abord les institutions de la protection de l’enfance ; celles-ci sont de plus en plus en difficulté pour apporter les réponses aux besoins de jeunes : besoin de soin, d’apprentissages et de scolarité adaptés, de continuité de l’accompagnement et de non abandon. Nous devons repenser les dispositifs d’accueil et d’accompagnement ; les transformer dans de nouvelles réponses plus adaptées aux besoins de chacun et toujours en concertation avec nos partenaires des collectivités concernées. Nous y sommes déjà engagés.

La gestion des ressources humaines de l’association est aussi un défi important ; certains secteurs peinent à recruter, des métiers sont en tension, il faut pouvoir former les professionnels à de nouvelles pratiques et les accompagner dans leur nécessaire évolution professionnelle.

Le défi économique est également à prendre en compte ; les budgets sont de plus en plus contraints dans tous les secteurs d’activité ; les financeurs changent leur modalité de financement par des attributions de subventions non pérennes ; cela nous oblige à proposer des dispositifs souples, modulables, adaptables au changement d’orientation des politiques publiques.

Enfin nous avons aussi un défi écologique et le devoir de mettre en place une politique de responsabilité sociale et économique de l’association.

Ma liste n’est pas exhaustive, d’autres défis nous attendent et nous les relèverons ensemble !

Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacun pour y parvenir.

Bonne année 2021 !

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